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Services

Les services aux entreprises

Moteurs dynamiques de l’économie française, les services aux entreprises jouent un rôle essentiel – et de plus en plus reconnu – dans la vitalité et les performances des secteurs d’activité « clients ». Ils bénéficient d’un soutien actif de la DGE. Zoom sur les secteurs de l’ingénierie et de la logistique.

Le secteur des services marchands est aujourd’hui un acteur important de l’économie française en termes de valeur ajoutée et d’emplois : il génère 900 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 45 % du PIB, et fournit 9 millions d’emplois, soit 35 % de l’emploi total. 

Les services aux entreprises sont un facteur essentiel de la compétitivité des productions industrielles. La DGE est chargée du développement et de la compétitivité des services aux entreprises. Elle a notamment pour objectifs d’améliorer le dialogue de filière, de structurer la branche des services et de renforcer la visibilité de ce secteur. Elle s’appuie pour cela sur la Commission nationale des services (CNS). Véritable « Parlement des services » comprenant 70 membres, la CNS réunit, sous la présidence d’Emmanuel Macron, les représentants des entreprises de services et des organisations syndicales ainsi que des représentants de l’État et des acteurs institutionnels (financeurs publics, élus, personnalités qualifiées, etc.). 

L’ingénierie, un pilier de l’excellence industrielle

L’ingénierie est emblématique de l’importance des services aux entreprises. Son rôle central dans la R&D, les études et la conception des ouvrages et des produits, et jusque dans leur réalisation et contrôle, en fait un pilier de la croissance des secteurs de l’industrie, des infrastructures et de la construction. À titre d’exemple, dans un secteur tel que l’automobile ou l’aéronautique, environ 30 % du budget de  développement d’un projet industriel est réalisé par des sociétés d’ingénierie.

La DGE s’attache à renforcer les partenariats entre les entreprises industrielles et les prestataires de services d’ingénierie. Ainsi, en collaboration avec la DGE et la Médiation Inter-entreprises, la filière Ingénierie et Conseil en Technologies (ICT) a signé un premier accord destiné à améliorer les relations entre clients et fournisseurs. Plusieurs grands groupes industriels et les principaux cabinets d’ingénierie se sont engagés à respecter la « Charte Relations fournisseurs responsables ». 

L’ingénierie est également au cœur des défis de l’industrie et des 34 plans de la Nouvelle France Industrielle, en particulier le plan « Usine du Futur ». L’ingénierie apportera à ces plans une capacité d’innovation déterminante en matière de conception des produits, d’installation des productions et de maîtrise opérationnelle.

Pour répondre à la concurrence de plus en plus forte de la part de certains pays à bas coûts, la DGE souhaite mettre l’accent sur la qualité de la formation, la fidélisation des diplômés sur le territoire national et la qualification de l’ingénierie. La DGE participe notamment à l’organisation des rencontres annuelles de l’ingénierie (Meet.ING) et décerne le Grand Prix National de l’Ingénierie. 

La logistique accroît la performance compétitive des entreprises clientes

La logistique représente un poids significatif de l’économie française. On dénombre 1 280 000 emplois, soit 4,30 % des emplois en France. On recense 50 000 cadres spécialisés en logistique. Sa valeur ajoutée nette s’élève actuellement à environ 85 milliards d’euros.

L’efficacité du secteur de la logistique français constitue un atout pour la production industrielle (logistique « amont »), pour la commercialisation intermédiaire et finale et dans la gestion du cycle complet de la vie des produits. Le classement 2014 « Logistics Performance Index » réalisé par la Banque Mondiale place la France dans les leaders mondiaux. 

Au premier trimestre 2015, une conférence nationale sur la logistique rassemblera tous les acteurs (pouvoirs publics, professionnels, gestionnaires d'équipements...) en vue de procéder à un diagnostic de l'offre logistique française, de déterminer les besoins notamment en termes d’investissements pour les années à venir et d'évaluer l'opportunité de mettre en œuvre un schéma directeur national de la logistique. La DGE sera l’un des acteurs clé de cette conférence.

Le fonds unique interministériel, piloté par la DGE, promeut le pôle de compétitivité Nov@log, dédié à la logistique et à la supply chain. Il joue un rôle essentiel dans la compétitivité de ce secteur et dans le développement de la recherche et de l’innovation logistique, en accompagnant les entreprises qui investissent dans ce secteur d’activité.

Pour en savoir + :

- sur la Commission nationale de services (CNS) : www.entreprises.gouv.fr/CNS

- sur l’ingénierie : www.entreprises.gouv.fr/services/ingenierie

- sur la Charte Relations fournisseurs responsables : www.entreprises.gouv.fr/services/relations-inter-entreprises

- sur le pôle de compétitivité logistique : http://novalog.eu 

 

Côté entreprises

En intégrant le e-commerce, les fonctions logistique et "supply chain" sont devenues des postes clés au sein de l’entreprise.

Comment évolue actuellement le secteur de la logistique et des transports ?

Les métiers de la logistique et des transports ont évolué très rapidement ces dernières années du fait de la mondialisation et de la complexification des flux, en particulier avec le e-commerce. Les fonctions logistique et supply chain (SC) sont devenues des postes clés stratégiques dans les entreprises. 

Quelles sont les conséquences économiques d’une telle évolution ? 

Le secteur est très fortement demandeur de nouvelles compétences et d’innovations technologiques pour s’adapter. Il a besoin de mathématiciens, d’ingénieurs, d’informaticiens, de techniciens supérieurs... Il suscite des recherches en matière de gestion des stocks, d’automatisation des processus et de gestion de l’information et des flux entre les différents canaux de distribution : vente au détail, catalogues, e-commerce. Le secteur est un gros investisseur dans ces domaines.

Et l’Aslog, l’Association de la "supply chain" et de la logistique que vous présidez, quel rôle joue-t-elle dans ce processus ? 

Nous nous inscrivons dans une démarche d’accompagnement des fonctions SC, logistique et transport des entreprises petites et grandes, pour les aider à se préparer et s’adapter aux évolutions qui ne vont pas manquer de se poursuivre. 

Dans un contexte difficile, l’ingénierie française tire son épingle du jeu grâce à des prestations haut de gamme.

Comment se porte le secteur de l’ingénierie aujourd’hui ?

Au cours des quinze dernières années, l’activité de l’ingénierie a progressé plus vite que le PIB. Nous avons souffert de la crise de 2009 puis notre croissance a repris, mais avec des marges très faibles. Cette année, la baisse des investissements publics et la stagnation de l’investissement privé pèsent sur nos activités. 

Comment réagir face à cela ? 

Nous voyons deux axes de développement intéressants : les pays émergents et la modernisation des installations existantes en France. Pour nous positionner à l’international, nous avons encore un problème de taille critique face aux grands acteurs internationaux, surtout pour les PME qui ont donc tout intérêt à se regrouper. Quant à la concurrence des pays à bas coûts, c’est un problème qui peut être contenu si nous restons dans des prestations haut de gamme avec une excellente qualité de service. 

Justement, on associe souvent ingénierie avec technologies de pointe et innovation, c’est une idée reçue ? 

Non, pour preuve, au salon World Nuclear Exhibition, sur 390 sociétés françaises présentes, 115 étaient des sociétés d’ingénierie. L’Ingénierie et Conseil en Technologies (ICT) représente le tiers du budget de développement d’un système industriel. Actuellement, nous sommes très impliqués dans tout ce qui concerne la transition énergétique : bâtiments à énergie positive, efficacité énergétique dans l’industrie, voiture propre…