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Fête de la Gastronomie : une offre touristique globale made in France

« Au cœur du produit » : c’est le thème de la 7e édition de la Fête de la Gastronomie qui se déroulera dans tout le pays – et au-delà – du 22 au 24 septembre 2017. Cet ambitieux projet de promotion des savoir-faire et du patrimoine culturel français en matière de gastronomie fédère une multitude d’acteurs autour de plusieurs milliers d’événements.

Un village international des savoir-faire réunissant à Blois (Loir-et-Cher) une quarantaine d’artisans Arts et Saveurs ; un éco-festival théâtral et gustatif dédié aux arts culinaires dans le Vexin français (Val-d’Oise) ; une animation autour des cinq sens avec l’oignon (bio) de Roscoff (Finistère), suivie d’une dégustation ; une fête de l’escargot à Saint-Florent-sur-Auzonnet (Gard), un week-end gourmand à Dole (Jura)… et un « déjeuner francophone » organisé par la Southwestern High School à Hanover dans l’Indiana (États-Unis). Ce mini-inventaire à la Prévert ne recense que quelques-uns des événements qui, par milliers, feront vivre la 7e édition de la Fête de la Gastronomie les 22, 23 et 24 septembre 2017. Banquets, dégustations, pique-niques, ateliers, conférences… il y en a pour tous les goûts. De plus, 1400 restaurants en France participent cette année à l’opération "Tous au Restaurant" du 18 septembre au 1er octobre, en proposant un menu du chef offert pour un menu acheté. Une vingtaine de chefs prestigieux y participent dont Gérald Passédat, Alain Ducasse (parrain de l’opération), Hélène Darroze… Les réservations sont ouvertes depuis le 12 septembre sur le site de Tous au Restaurant.

Mettre en lumière la richesse de la gastronomie française

L’UNESCO a inscrit en 2010 « le repas gastronomique des Français » sur sa liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Composante essentielle de l’identité française, la gastronomie représente aussi un enjeu majeur pour l’économie et l’emploi dans notre pays : les métiers de bouche réalisent globalement en France 145 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le secteur de la restauration compte à lui seul dans ce total pour près de 66 milliards d’euros et représente 700 000 emplois salariés, se classant comme le cinquième secteur pourvoyeur d’emplois. De plus, la gastronomie contribue largement au rayonnement économique de la France : 13,5 % des dépenses des touristes lui sont consacrées. La Fête de la Gastronomie entend mettre en lumière toute la richesse de ce patrimoine spécifique, véritable exception culturelle française.

Une offre touristique intégrée à l’échelle du pays

Première offre touristique globale dédiée à la gastronomie, la Fête de la Gastronomie est un outil de développement économique dédié à l’ensemble des professionnels des secteurs concernés. Elle a été initiée en 2011 au ministère de l’Économie et des Finances en partenariat avec le ministère de l’Agriculture. Depuis 2013, elle se déroule sur trois journées pédagogiques et festives, le quatrième week-end de septembre. Cette manifestation innovante contribue à la mise en valeur et à l’attractivité des territoires en prolongeant la période touristique jusqu’à la fin du mois de septembre. Elle participe à l’image de marque des territoires français, à la visibilité de leur qualité et de la richesse de leur diversité. Elle s’inscrit en outre dans une stratégie de valorisation de l’agriculture, de la diversité des terroirs et des productions, de la pérennité des savoir-faire, et illustre les circuits courts, le biologique et la consommation locale. 

De nombreux acteurs mobilisés… 

En 2016, la Fête de la Gastronomie a suscité 10 525 événements en France et 212 à l’étranger. Elle a impliqué 300 000 professionnels et attiré 2,5 millions de visiteurs. Cette réussite n’est possible que grâce à une forte mobilisation de tous les acteurs. Sous l’impulsion de l’équipe du commissariat à la Fête de la Gastronomie (DGE), cette manifestation bénéficie de nombreux partenariats institutionnels (Tourisme et Territoires, chambres de commerce et d’industrie, chambres de métiers et de l’artisanat, Meilleurs ouvriers de France, associations des maires et des régions de France, etc.), mais aussi professionnels (organisations professionnelles, marques) et médiatiques. 

…autour d’objectifs partagés

La Fête de la Gastronomie joue donc un rôle largement fédérateur autour d’objectifs partagés : être une opportunité de développement économique, de visibilité et d’attractivité des régions, participer au dynamisme et à la compétitivité des territoires, contribuer à l’attractivité et à la promotion de la destination France, assurer un rôle pédagogique de sensibilisation et de transmission, promouvoir le patrimoine économique et culturel français. Elle affiche ainsi la double ambition de proposer aux professionnels une offre à la fois « B to B » et « B to C » et de fédérer largement au niveau national en mobilisant toutes les composantes liées à la gastronomie, dans une approche multisectorielle. Et, finalement, de rassembler les Français sur l’un de leurs talents reconnus, et toujours en progrès.  

Le rôle moteur de la DGE

La DGE, via le commissariat général à la Fête de la Gastronomie, assure l’impulsion, la coordination et la promotion de cette grande manifestation annuelle. Conformément à sa mission d’interface entre l’État et les entreprises, elle permet à la Fête de la Gastronomie de s’ancrer dans une démarche de développement économique, de promotion et de participation du rayonnement des entreprises et des professionnels du secteur artisanal et touristique. Elle mobilise les acteurs, implique dans l’opération les labels d’État dédiés aux savoir-faire, au tourisme et aux territoires et bénéficie du concours des Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), qui apportent un soutien logistique à l’organisation des événements. 

Un plan média ambitieux

La promotion médiatique de la Fête de la Gastronomie s’appuie en particulier sur le réseau des radios France Bleu. Ses 44 stations locales assurent une couverture sur une période qui démarre 15 jours avant la manifestation proprement dite et trouve son apogée durant le week-end de la Fête. Des reportages sont tournés en amont et pendant celle-ci, et des directs sur de nombreux  événements sont assurés à Paris et en province, relayés par les réseaux sociaux. Près de quinze autres médias partenaires, presse imprimée ou en ligne, participent à la promotion de la manifestation, dont Arts et Gastronomie, Elle à table, L’académie du goût ou encore Society magazine

Pour en savoir plus :

Sur le Fête de la Gastronomie :

https://www.economie.gouv.fr/

Sur les évènements 2017 (avec moteur de recherche et carte interactive) :

https://www.economie.gouv.fr/

Sur les partenaires :

https://www.economie.gouv.fr/

Sur la description du « Repas gastronomique des Français » :

https://ich.unesco.org/

Sur l’opération « Tous au restaurant » :

https://www.tousaurestaurant.com/

 

Côté entreprises

Directeur du plus grand marché de produits agricoles du monde, Stéphane Layani dispose d’une bonne visibilité sur l’ensemble des métiers de la gastronomie et de l’impact économique des multiples secteurs concernés. Il est le premier parrain de la Fête de la Gastronomie issu du secteur "B to B". Au-delà de l’aspect économique, il n’en insiste pas moins sur les dimensions de plaisir, de transmission et de convivialité dont relèvent à ses yeux la gastronomie et les produits dont elle est issue.

En quoi la Fête de la Gastronomie vous paraît-elle une manifestation importante ?  

Elle illustre bien l’inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ! C’est une grande réunion de convivialité, de plaisir et de joie autour de la culture culinaire française dans toutes ses composantes. La thématique 2017 “Au cœur du produit”, permet de mettre en avant l’ensemble de la chaîne de l’alimentation, non seulement les produits mais aussi toutes les personnes qui les travaillent : les agriculteurs qui les produisent, les artisans et industriels qui les transforment et tous ceux qui les commercialisent. De la terre à l’assiette, le produit est le héros d’une aventure au long cours qui met en scène de multiples acteurs et tous leurs savoir-faire. 

Comment concevez-vous votre rôle de parrain de cette 7e édition ? 

Comme je viens de l’évoquer, je souhaite mettre le produit au centre des attentions. Le marché de Rungis, comme les 22 autres Marchés de Gros de France, joue un rôle éminent en lien avec cette thématique. Nous sommes un maillon essentiel entre les producteurs, les commerces de détail, les restaurateurs et les consommateurs. Mettre le produit au cœur de la table, c’est aussi parler de l’importance de produits frais et sains. Le fait d’avoir un tiers de confiance comme les Marchés de Gros est essentiel pour répondre à la demande croissante des consommateurs d’une alimentation de qualité. Je souhaite donc participer au maximum aux événements des 22, 23 et 24 septembre pour rencontrer les acteurs et les publics et écouter leurs attentes. 

Comment, en tant que président du plus grand marché de produits frais du monde, articulez-vous les dimensions économique et culturelle de votre mission ?

La dimension économique est évidemment très importante. En 2016, le Marché International de Rungis a été approvisionné de près de 3 millions de tonnes de produits alimentaires, générant un chiffre d’affaires global de 8,8 milliards d’euros. Près de 1 200 entreprises et 12 000 salariés y travaillent. Mais tout cela prend pleinement son sens dans la destination finale des produits : la table et le plaisir des consommateurs, c’est-à-dire la gastronomie ! Les deux dimensions que vous évoquez sont indissociables. 

Depuis 2011, à l’occasion de la Fête de la Gastronomie, le Comité régional du tourisme (CRT) de Bourgogne fédère les professionnels du territoire autour d’un ensemble d’événements baptisés “Fantastic Picnics”. Dans le cadre de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté, le collectif destination Bourgogne du CRT pérennise ces événements et amplifie leur retentissement. Le CRT est également partenaire du Week-end gourmand du Chat Perché à Dole (Jura).

Quelles particularités les “Fantastic Picnics” présentent-ils cette année ?  

Nous voulons en faire une opération qui dépasse largement en termes de promotion les frontières de la région, avec la conquête d’un public urbain, notamment parisien et lyonnais mais aussi international. Outre la trentaine de Fantastic Picnics, aux organisateurs desquels nous avons demandé cette année d’associer au pique-nique une activité touristique : visite, découverte d’un site…, nous avons sollicité des partenaires pour organiser autour de quelques pique-niques des « Fantastic week-ends ». Ces événements mobiliseront, autour du focus sur les produits et les producteurs, non seulement les acteurs de la gastronomie mais aussi des solutions d’hébergement. Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur quatre grands anniversaires : les 80 ans de la Route des grands crus, les 20 ans des Voies vertes en Saône-et-Loire, les 80 ans des AOC de Pouilly-sur-Loire et les 20 ans du chantier médiéval de Guédelon, qui est devenu un emblème de la région. Et nous regroupons tous ces « Fantastic picnics » et « Fantastic week-ends » sous la bannière commune : “Le fabuleux festin d’amis épicuriens”, en droite ligne des slogans de notre campagne de communication de la marque Bourgogne du printemps dernier sur le marché français.

Qu’est-ce que cette opération apporte à la région ?

Les Fantastic Picnics sont devenus un véritable événement régional qui réunit plus de 5 000 participants. L’automne, et notamment ce dernier week-end de septembre, devient une valeur sûre en termes de fréquentation touristique de la région, avec des pics sur les lieux des Fantastic Picnics. Nous voudrions maintenant que cela diffuse sur le reste de l’année, que cette thématique de la gastronomie devienne une nouvelle bonne raison de venir en week-end toute l’année. Aujourd’hui, nous ne sommes que la 11e région en termes de fréquentation touristique française, et 7e pour la clientèle étrangère, alors qu’une enquête sur la compétitivité des régions a classé la Bourgogne-Franche-Comté première région gastronomique de France.

Comment le CRT stimule-t-il et accompagne-t-il la manifestation ?

Nous réunissons en avril les représentants de chaque événement autour d’un comité de pilotage. Nous présentons le cahier des charges et chacun s’inscrit dans le dispositif s’il le souhaite. Ensuite, chacun organise son événement. D’année en année, les gens deviennent demandeurs. Et la récurrence rassure, surtout quand ça marche ! Notre rôle consiste effectivement à créer de l’émulation et bien sûr à promouvoir tout cela dans le cadre d’un plan marketing partagé, en partenariat avec les quatre départements de la Bourgogne.